la paix

La paix, tant qu’on n’a pas essayé on ne peut pas dire que ça ne marche pas

Le spectacle démarre à Sarajevo, où une petite fille demande à un casque bleu ce qu’est la paix. Il ne sait pas quoi lui dire. Alors elle demande : « La paix, c’est quand tout le monde est mort ?». Le soldat rentre chez lui. Sa fille lui demande : « Papa, c’est quoi la paix ? »

Voilà le début de ce très joli spectacle où on s’interroge sur le sens de ce mot. Peut-on vraiment définir la paix, autrement que par l’absence de la guerre ?

« Après tout, la colombe ça n’est qu’un pigeon peint en blanc. »

« Les souvenirs, les rêves, passent par la même porte, celle du cœur ».

« Le racisme, ma chérie ? Le dernier orgueil de ceux qui prennent les autres pour une insulte ».

#13

#13, rappelez-vous, parmi les nombreuses personnes dans ma tête, c’est elle qui a une peur irrationnelle des avions.

du coup, quand j’ai imaginé mon projet de randonnée au Maroc, il a fallu parler à #13.

– me faire prendre l’avion ? Tu déconnes ou quoi ?

– c’est pour aller faire du poney.

-… OK, on part quand ?

en vrai, elle est cool, #13 🙂

un projet pour moi

J’ai passé plusieurs semaines très difficiles à me demander si j’avais vraiment pris la bonne décision en posant ma démission. J’en étais certes convaincue, et pourtant très malheureuse. Après plus d’un mois, j’ai définitivement décidé de ne pas revenir en arrière. J’ai reçu le courrier de l’entreprise m’annonçant que je devais effectuer la totalité de mon préavis, qui se terminera le 15 janvier au soir. J’envoie cette date à mon futur travail.

… qui m’annonce qu’on doit décaler ma date d’arrivée au 1er février car les entrées ne se font que le 1er ou le 15 du mois.

La pensée de re-négocier la date de départ me fatigue déjà moralement. Des amis me suggèrent de faire un break. Et au fond, pourquoi ne pas profiter de ces 15 jours pour réaliser un projet personnel un peu fou ?

Ma première idée, c’est une semaine de tricot en Islande. Mais il semble que ce ne soit pas la période pour ça. Faire du cheval en Islande. Ou en Laponie. Hmm, pas envie d’aller seule dans un pays qu’on rêve de visiter en famille. Trouver un pays que je rêve de visiter mais qui n’attire pas du tout mr fourmi. Un pays chaud. Faire du cheval dans le désert. Faire du cheval au Maroc. Voilà. L’idée est trouvée.

Go to hell

My head is buzzing and i’m feeling so weird and disappointed. Speaking too much is not a good thing, actually. I wanted to provide the right explanation. I wanted to make people realize some things must be changed. From now on, I will keep my thoughts inside my head. I will stop talking about depression or toxic people or me desperately wishing to save the world.

Yeah, I’m leaving and I will have 50% less commuting time and I will earn something like 30% more. If that ain’t a reason enough, go to hell.

introspection

L’avantage d’avoir 18 personnes en permanence dans sa tête, c’est que l’introspection devient un travail en équipe.

#1 (sur la défensive) : je ne suis pas une personne négative. La preuve, voilà la liste de toutes les choses positives, ou que j’ai rendues positives.

#2 (gentille) : vouloir aider les autres, même si on part, c’est positif.

#3 (ironique) : haha c’est plutôt ton côté sauveur

#4 (cherche dans sa mémoire) : tu parles du triangle dramatique qu’on a vu en formation relationnelle ?

#5 (prof) : effectivement, on a vu que dans les situations de la vie, on peut être persécuteur, victime, ou sauveur. Et on passe de l’un à l’autre suivant les circonstances.

#6 (victime) : on parle de moi ?

#7 (agacée) : on a dit qu’on était pas une victime. On veut être celle qui aide les autres. On a mal vécu le fait d’avoir besoin d’aide ou d’avoir besoin d’un cocon. On a même écrit un truc là dessus.

#8 (doute) : du coup quand on a cherché de l’aide, on a mis involontairement cette personne dans le rôle de sauveur vis à vis de nous ? C’est négatif, non ?

#9 (inquiète) : en fait, oui. Merde. Qu’est ce qu’on a fait ??

#10 (rassurante) : vous déconnez, là. Il y avait vraiment un problème, on a essayé de le résoudre de façon tout à fait professionnelle.

#11 (pas rassurée du tout) : certes mais on nous a aussi aidée par amitié. Si ça se trouve, tout ce qu’on a fait, ça a créé une spirale toxique

#12 (perplexe) : bon on fait quoi du coup ?

#13 (dans l’avion) : de toute façon on va tous mourir

#14 et #15 (en chœur) : mais TG toi.

#16 (résolue) : il va falloir qu’on parle.

#17 (dépitée) : du coup on a vraiment été une personne négative. Sachant ça, c’est certain qu’on va pas pouvoir rester.

#18 (pragmatique) : au moins, maintenant, on a compris où on a merdé. Alors on prend nos responsabilités, on apprend, on s’explique, et on essaye de ne pas refaire les mêmes erreurs.

that was positive

In the last weeks, I have often been called a very negative person. It was deeply hurtful and absolutely untrue. Here’s why.

When I was offered a new job last year, I knew it was a bit too early regarding my personal life, as it meant more commuting time and not being able to bring my little one to school 2 days a week. However, it was interesting, I was undoubtedly skilled and, despite the risks, I took the job. That was positive.

My first project was considered an impossible task and the team was demotivated. Obviously, why should you work for hours if you know you have no chance to make it? I negotiated the features and the planning, I asked the team to start integrating so things became more concrete. Against all odds, we succeeded. And at that time, I worked on that project only 2 days a week. That was positive.

When some idiot project manager started questioning my work and my skills, I fought back to prove that I was competent, until I realised that it had no effect and that it put my health at risk. Leaving the project meant even more commuting time, yet I made the decision to go back to a safe place with my team. That was positive.

When we stumbled upon some big issues on a new project, I searched for every possible idea and help and solution, to keep the team motivated and finally succeed, even if we were 4 months late. That was positive.

When I had to work again with some other stupid project manager, I did my best to protect my team and finish the tasks as soon as possible, and we managed to leave the project when our work was done. That was positive.

When a headhunter called me and unintendedly made me realize that I was actually reaching the end of my resources, I agreed to an interview for a new job. And I got it. That was not a flight. That was positive.

If I keep on complaining about all the things that happened, it’s not to seek attention or pity, but a desperate search for solutions. Even if I’m leaving, problems will still be there and some other people will be at risk if nothing is done to prevent it. Whether you believe it or not, this is positive.